Écriture, Éducation, Enfants, Graphothérapie

Le Brain Gym pour faciliter l’écriture

Le Brain Gym pour faciliter l’écriture

Le geste de l’écriture est un acte bien plus complexe que l’on ne le croit. Il suppose une bonne motricité générale mais aussi des doigts, ainsi qu’un important travail de coordination entre les yeux et les mains et entre la gauche et la droite. Pour écrire confortablement, le corps doit donc être détendu, relâché et la respiration calme.

Les difficultés rencontrées par les enfants dans leur apprentissage de l’écriture génèrent chez eux du stress et des tensions dans l’ensemble du corps, ce qui participe à amplifier la problématique. 

Afin de faciliter la coordination hémisphérique dans le cerveau (gauche et droite), le Brain Gym, gymnastique du cerveau, est souvent utilisé en début de séance de graphothérapie. Les exercices ont différentes vocations et vont permettre de faciliter la rééducation de l’écriture.  

Qu’est-ce que le Brain Gym ?

Le Brain Gym ou gymnastique cérébrale, aussi connu sous le nom d’éducation kinesthésique, a été créé dans les années 1980 par Paul Dennison, docteur en sciences de l’éducation. Avec son épouse, danseuse professionnelle, ils ont mis au point cette méthode pour aider les enfants dans leur apprentissage par le mouvement

Cette approche repose sur 26 mouvements pour défaire les tensions, favoriser l’ancrage et améliorer le bien-être.  Elle est basée sur des balancements et des exercices de coordination pour faire communiquer les deux hémisphères du cerveau, un travail essentiel dans tous les apprentissages scolaires et pas seulement dans l’écriture.

Le Brain Gym est adapté à tous les âges. Ainsi, elle est bénéfique aussi bien pour les enfants, que pour les adultes ou les séniors, et peut se pratiquer partout.

Comment la Brain Gym peut aider l’apprentissage de l’écriture ?

L’écriture fait appel à un grand nombre de compétences cérébrales, qui nécessitent une bonne coordination. 

brain gym huit couché

Pour travailler la latéralisation (gauche/droite), on peut par exemple dessiner en l’air, tracer le signe de l’infini (ou 8 couché) de manière répétée, tout en suivant le geste du regard. Ceci favorise la coordination oculaire, la rotation et la fluidité, nécessaires pour écrire. Une fois le mouvement acquis, il peut être effectué sur un plan vertical comme un tableau ou horizontal, sur un papier.

Le huit couché est un signe important en brain gym. On peut par exemple l’écrire en grande taille, puis montrer à l’enfant le sens de tracés des lettres, ce qui favorise l’appropriation des tracés et la mémoire kinesthésique.

Les exercices de mouvements croisés visent quant à eux à reconnecter les deux hémisphères cérébraux pour travailler la coordination. Par exemple, la main droite viendra toucher le genou gauche et inversement. Si cela paraît simple quand ces gestes sont automatisés, ils sont en revanche encore mal maîtrisés chez de nombreux enfants et notamment chez ceux ayant des difficultés d’écriture. Cela permet en outre de travailler la latéralité et le schéma corporel.

Le crayonnage en miroir est un exercice utilisé lors de tous les suivis. Il encourage la motricité symétrique des mains et des yeux, en traçant ou encore en dessinant de manière ludique. 

Audrey Mée, kinésiologue, propose une vidéo dans laquelle elle détaille différents exercices très utiles aux enfants (ou aux adultes) pour stimuler la coordination.

En intégrant des activités de Brain Gym dans les séances de rééducation de l’écriture, les graphothérapeutes préparent et renforcent les compétences des enfants dans tous les apprentissages. Les enseignants peuvent aussi explorer cette approche, qui  améliore la concentration, la coordination et la fluidité de l’écriture.

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