Développement personnel, Hypnose

Qu’est-ce que le burn-out ?

Qu’est-ce que le burn-out ?

Selon une enquête de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), 34% des salariés français seraient en burn-out, dont 13% en burn-out qualifié de « sévère », soit plus de 2,5 millions de personnes. Si certaines estimations voient ces chiffres (très) à la baisse, le cabinet Empreinte Humaine le confirme depuis la fin de la crise sanitaire. Si l’on pense au nombre de personnes qui ne consultent pas, on peut supposer que ce chiffre est en réalité encore supérieur à celui annoncé.

Qu’est-ce que le burn-out ? Existe-t-il plusieurs formes de burn-out ? Voici ici quelques informations précieuses pour y répondre.

Burn out ou dépression ?

Le burn-out est souvent apparenté à la dépression, alors qu’il est pourtant fondamentalement différent.

Dans le cas de la dépression, le patient est par exemple pleinement conscient de son état, alors qu’une part de déni est présente dans le cas du burn-out.

Pour la personne souffrant de dépression, le temps semble interminable alors que chez celui qui vit un burn-out, le temps manque cruellement pour tout faire.

La dépression se manifeste plus ou moins lentement, avec une perte de joie de vivre qui rend parfois incapable d’essayer de surmonter l’épreuve. La personne porte un poids sur ses épaules et a la sensation qu’il n’y a plus d’espoir. Elle devient spectatrice de sa propre vie. Le burn-out se manifeste quand le point de rupture est atteint. La personne peut ressentir une sensation de noyade ou de se prendre un mur, puis s’effondre.

Le centre du burn-out explique particulièrement bien la différence entre burn-out et dépression.

Le concept du Burn-out

Le burn-out est conceptualisé pour la première fois en 1974, dans un article intitulé « Staff burnout » par le psychiatre Herbert Freudenberger, désignant par le terme de Burn-Out Syndrome (« B.O.S. ») cet état d’épuisement émotionnel.

Pour L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) c’est « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Pour W. Schaufeli et le psychologue américain Dirk Enzmann en 1998, c’est : « un état d’épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ».

Le burn-out professionnel

La plus connue est le burn-out, un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un surinvestissement en milieu professionnel.

Il touche tout type de salarié, mais principalement celui qui a tendance à tout faire avec son cœur, avec passion et engagement. Son attente ou celle de sa hiérarchie est souvent très importante, vis-à-vis de la qualité ou de la quantité de travail à fournir. Le salarié se donne sans compter et pense que les autres font ou vont faire pareil. Sa charge mentale est énorme, d’autant plus, qu’aujourd’hui, tous les outils connectés envahissent la sphère privée. Lâcher prise et déléguer s’avèrent parfois difficiles chez ces personnes tant leur investissement est fort. On parle d’ailleurs du “syndrome du sauveur” pour celui qui a besoin de se rendre indispensable aux autres qui reflète bien souvent un besoin d’être aimé.

Il ne faut pas confondre le syndrome d’épuisement professionnel avec l’addiction au travail (« workaholisme ») qui consiste à passer son temps au travail et ne pas pouvoir s’en désengager. Il va au-delà de ce qui est attendu, au point que la vie privée s’en trouve affectée.

Les “autres formes” de burn-out

Le bore-out

Le brown-out

Le bore-out est une forme d’épuisement professionnel résultant d’un ennui chronique. L’exemple le plus courant est ce qu’on appelle “la mise au placard”. Les causes du bore-out sont multiples comme l’absence ou le manque de travail, des tâches de travail ennuyeuses et répétitives, une surqualification du salarié par rapport au poste occupé, l’absence de perspectives professionnelles ou bien le manque de reconnaissance au travail. Si pour certains, la perspective de passer son temps à ne rien faire au travail semble alléchante, il en résulte une détresse difficile à comprendre avant de l’avoir vécue.

Le brown-out est la forme d’épuisement professionnel résultant d’une perte de sens au travail. Le salarié reste actif et son mal-être peut être plus difficile à discerner, car il est avant tout mental.

Les symptômes se caractérisent par un sentiment d’absurdité et d’inutilité du travail à réaliser, une remise en question professionnelle et personnelle, souvent accompagnée d’une crise existentielle, une démotivation progressive et un sentiment de lassitude, une perte d’attention lors de la réalisation des tâches, une dégradation des relations professionnelles, une diminution de l’estime de soi et une forte anxiété.

La personne est alors perdue, ne sachant plus toujours quel est le sens de sa vie.

Les symptômes du burn-out

Les symptômes du burn-out sont nombreux et diffèrent selon les personnes.

Elles peuvent prendre la forme de :

  • Manifestations émotionnelles (anxiété, tristesse, hypersensibilité ou manque d’émotion, cynisme, etc.
  • Manifestations cognitives (troubles de la mémoire, de l’attention et de la concentration, perte de motivation, etc.)
  • Manifestations physiques (troubles du sommeil, céphalées, vertiges, troubles de l’alimentation, etc.).

En somme, ce sont des difficultés à respecter et comprendre ses besoins et donc, à se respecter et à se faire respecter. Il est en effet nécessaire de se respecter pour être respecté.

Évaluer le burn-out

Le MBI (Maslach Burnout Inventory) évalue la sévérité du burn-out. Il se compose d’une vingtaine de questions qui explorent trois dimensions : épuisement, dépersonnalisation, réduction du sentiment d’accomplissement de soi.

Pour le bore out, le test se compose de 15 items sur la sous-charge de travail, la sous-stimulation, la culpabilité reliée au travail et l’inadéquation de valeurs.

Les conséquences du burn-out

Le burn-out entraîne un manque d’estime et une perte de confiance en soi, car la personne se sent illégitime à sa place. Elle se sent aussi dépassée par les événements.

Le burn-out entraîne aussi le dérèglement des systèmes immunitaires, hormonaux et digestifs. L’organisme ne parvient donc plus à revenir à l’équilibre et les désagréments se multiplient.

Le burn-out chez les jeunes

Le burn-out des jeunes existe également. Différents éléments peuvent le déclencher, comme la surcharge de tâches scolaires ou personnelles, des activités extrascolaires prenantes, la pression imposée par le système scolaire, l’exigence imposée par le parent ou par le jeune lui-même, la volonté de bien faire ou même de faire “parfaitement”, l’injonction à « avoir de bons résultats ou à “réussir sa vie”. Cela est d’autant plus vrai chez les profils neuroatypiques.

Par où commencer lorsque l’on sent le burn-out arriver ou installé ?

Lorsque l’on pense être en proie à un burn-out, la première chose à faire est de consulter son médecin. Prendre du recul par rapport au travail est souvent la première étape, et permet ensuite d’enclencher un suivi thérapeutique (comme l’hypnose) aussi profond que nécessaire pour partir en quête de la connaissance et de la confiance en soi. Une fois l’épreuve est traversée, nous réalisons souvent que cette épreuve a été une opportunité de croissance personnelle et professionnelle, mais il faut souvent un long chemin pour en arriver là.

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